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A la découverte de La Polésine, terre italienne dotée… d’une histoire, d’un passé culturel et d’un présent touristique jubilatoires !

italie-vue-helicoptere-lydieDe tous temps, les fleuves ont été source de jouissance et de richesse  pour les hommes qui ont su en exploiter tous leurs bienfaits. Le Pô et sa plaine n’échappent pas à la règle et plus encore…

 

Alors, à bord d’un bateau, embarquement immédiat ! Venise a longtemps fasciné les amoureux et, si vous-même avez succombé aux charmes ô combien célèbres de cette ville magique, n’hésitez pas à prendre le temps de dépasser la lagune pour emprunter une multitude de canaux adjacents au Pô et à l’Adige, les 2 plus grands fleuves italiens. 

 Six cents kilomètres de voies navigables vous permettront de louer un bateau avec possibilités d’amarrage, d’appontements et d’accès aux petits ports. 

 Les amoureux de la nature seront enchantés par la flore et la faune, riches d’espèces de toutes sortes. Les inconditionnels de la Culture se délecteront d’univers multiples et insoupçonnés. Insoupçonnés parce que tout au long du trajet que vous aurez choisi d'emprunter, vous ferez escale pour visiter les nombreuses villas, situées à l’abri des regards, pour la plupart construites au XVI ème et XVII ème siècles et devenues célèbres par le nom des architectes ou des seigneurs vénitiens qui en avaient fait fréquemment leurs résidences secondaires.

 Ca n’est pas  « L’embarquement pour Cythère »  (le célèbre tableau deWatteau qui révèle des personnages en quête d’amours galantes) mais,un embarquement pour tout un chacun, simplement en quête de beautés…Tout au long de chaque rive, que la nature est belle, reposante, accueillante,dans une symphonie de couleurs fluctuantes au gré des heures !Cependant, il nous faut quitter le bateau pour aller à la découvertede quelquesvillas parmi une vingtaine d’autres, de la Vénétie.

 Dans le petit village « La Fratta Polésine » qui s’ennorgueillit de la Majestueuse villa « La Badoera » vous vous approcherez à pas lent, comme pour vous délecter à l’avance d’aller à la rencontre de cette demeure quasi seigneuriale, construite vers 1555 par le célèbre architecte de l’époque, Palladio. Ce nom Badoera vient de Badoer, descendant d’une des plus anciennes familles de la noblesse vénitienne. Les colonnes doriques et l’imposant escalier conduisent aux fresques singulières qui témoignent de l’alliance des 2 grandes familles Badoer et Loredan. Pas très loin de là, vous serez transporté au XVII ème siècle dans la villaMatteotti où est né et a vécu  Giacomo Matteotti, le célèbre hommepolitique, secrétaire général du parti socialiste italien qui fut assassiné parles fascistes en 1924. Cette villa sera bientôt un Centre d’Etudes et unMusée consacré à ce martyr.

L’apothéose de ces quelques visites est la Villa Foscari « La Malcontenta », descendants du Doge Francesco Foscari. Cette demeure, je dirais presque ce Temple, est grandiose par toute sa conception architecturale, par son couleurs presque originelles sont inspirées de la mythologie grecque, chère au poète latin Ovide qui a «chanté », « Les Métamorphoses ». Située dans un environnement buccolique des plus délicieux, cette villa est habitée par intermittence et, paraît-il, des fêtes somptueuses s’y déroulent…

 Au cours de vos périples, faites un saut dans cette charmante petite ville, Rovigo, très riche d’un passé médiéval, notamment d’une curiosité qui n’est pas propre qu’à La Tour de Pise, celle des Tours penchées: la« Tour Donà » et la «Torre Mozza ».

 Edifié par les vénitiens à la fin du XVIème siècle, le magnifique Temple de la Beata Vergine del Soccorso, communément appelé « La Rotonde », ne vous aura pas échappé par son architecture octogonale. Flâner dans les rues de Rovigo, c’est humer l’air du temps passé qui est présent à chaque détour du chemin…D’un chemin qui conduit, depuis quelques années à la modernité, celle d’un nœud routier et ferroviaire entre Ferrare et Padoue.

 Après ces délices visuels voire intellectuels, si vous aimez les délices gustatifs et que vous vous adonnez au plaisir de la pêche, vous ne résisterez pas à l’envie de rencontrer Maurizio Crepaldi. Dans son restaurant, il vous régalera de ses belles prises délicieusement cuisinées par lui, vous révèlera peut-être quelques secrets du pêcheur passionné qu’il est et, si vous êtes sympa…, il vous parlera du repas qu’il a préparé au Vatican, il y a quelques années …

 Enfin, pour commencer, terminer ou bien au cours de vos vacances de rêves, n’oubliez pas de vous offrir un survol en hélicoptère de ce fameux Delta du Pô, somptueux, grandiose, sublime d’où vous aurez un aperçu des rizières, des cultures de céréales diverses et variées, de ces parcelles de terres cultivées, impeccablement dessinées, qui témoignent du magnifique travail, voire du labeur des hommes dont on parle trop peu !

 Nous savions que l’Italie était d’une fascinante beauté par les trésors de son histoire, par toutes ses villes d’Art mondialement réputées mais, nous ne savions pas à quel point elle offrait de nombreuses alternatives particulièrement celle « d’apprendre » la nature et de contempler à pied, à bicyclette, en bateau des paysages uniques ! Aussi tous les qualificatifs que nous pourrions utiliser pour décrire de telles réalisations faites par les hommes et pour les hommes, seraient en-deçà de la lettre.

 Belles vacances à tous, petits et grands !

Pour tout savoir sur :

*  La navigation sur le Delta du Pô à Venise, Mantoue, Padoue, Ferrae, …

    ---- > pour informations et locations de bateaux :

    L’Union de la Navigation Interne en Italie (U.N.I.I.)

    www.unii.org  /  +39 041 92.51.19  /  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    secrétariat :  cellulaire--> 338 8102140

 *  Les croisières touristiques à bord d’un navire:

     www.deltatour.it / 049/8700232

*  Le tourisme dans le Delta du Pô :

    www.deltapocard.it  / +39 0426 337824  /  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 *  Le tourisme à Venise : www.veneto.to / +39 041 2795456 /

    Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 *  Un restaurant au bord de l’eau : « Il Bilancione »,

    17, Via Bacucco 45012 Ariano nel polesine (RO),

    Tél --->  333 1798064

 Le saviez-vous ?

*   Venise est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité

*   Henri III de Valois, roi de France, séjourna dans la Villa Foscari

     « La Malcontenta ». Ce nom (en français mécontente) vient d’une légende

     selon laquelle « une jeune femme mariée à un des Foscari, aurait été

     reléguée dans ce palais, loin de la belle vie vénitienne, à cause de

     sa conduite peu exemplaire ». sic.

*   Parmi les nombreuses villas de la Vénétie, il faut noter la villa

     « Almerico Capra » construite également par le prolifique architecte Andrea

     Palladio, qui a servi de mise en scène au célèbre cinéaste Joseph Losey

     dans son Film-Opéra sorti en 1979 « Don Giovanni » de

     Wolfgang Amadeus Mozart.

                                                                                                              juin 2013

                                                             

                                                                               Lydie-Léa Chaize, journaliste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Moi, Caravage » ***

Les admirateurs de l’œuvre de Caravage ne connaissent pas forcément sa vie, c’est pourquoi cette pièce, qui en dit long sur ce peintre inspiré, vous enchantera. Le talentueux comédien, à la fois adaptateur, Cesare Capitani, après de multiples recherches, a trouvé la matière première de son spectacle (sic) dans le livre de Dominique Fernandez « La Course à l’abîme » où la vie tumultueuse de Caravage, bien que romancée, nous saisit. Notre célèbre académicien, féru de culture italienne, a écrit de nombreux ouvrages parmi lesquels : « Le Voyage d’Italie - Dictionnaire amoureux ». Mais, là n’est pas l’objet. Je laisse le soin à Dominique Fernandez qui, après avoir vu ce spectacle s’est exprimé ainsi: « En écrivant La Course à l’abîme, roman qui tente de ressusciter par l’écriture la figure du peintre Caravage, je ne pensais pas voir jamais ressurgir celui-ci, sous mes yeux, en chair et en os, cheveux noirs et mine torturée, tel que je me l’étais imaginé, brûlé de désirs, violent, insoumis, possédé par l’ivresse du sacrifice et de la mort. Eh bien, c’est fait : Cesare Capitani réussit le tour de force, d’incarner sur scène cet homme dévoré de passions. Il est Caravage, « Moi, Caravage », c’est lui. Il prend à bras le corps le destin du peintre pour le conduire dans la fièvre et l’impatience, jusqu’au désastre final. »

Quel plus bel hommage à cet acteur, à ce spectacle… Oui, Michelangelo Merisi dit Le Caravage est là devant nous, comme son œuvre qui a fait école, tout en nuance, tout en clair-obscur, dans le tumulte de ses tableaux, à l’image d’une palette de couleurs pleine de mystères, d’angoisse, de souffrance et d’espoir…Cesare Capitani nous éblouit par sa beauté, son talent et sa passion à la hauteur de celui qu’il sert. Il est accompagné par la comédienne et mezzo soprano Laetitia Favart qui nous plait par sa présence discrète, son charme et les chants a capella qu’elle interprète. La sobriété de la mise en scène par Stanislas Grassian, les lumières très subtiles de Bernard Martinelli sont totalement en adéquation avec un texte émouvant chargé des outrances d’un Génie.

Cette pièce a été jouée en avant-première à Paris dans différents lieux. Le spectacle a été créé au Festival d’Avignon, le 18 juillet 2010 à l’occasion du 400 èmeanniversaire de la mort du peintre. Depuis, elle ne cesse d’être jouée dans différents théâtres.

A ne pas rater !

*** Théâtre de la Gaîté Montparnasse, 26 rue de la Gaîté 75014 Paris.
Tél : 01 43 22 16 18

Lydie-Léa Chaize, journaliste

RAVEL*

Le roman de Jean Echenoz au théâtre, un régal !

On ne sait pas grand chose de la vie de Ravel, ce compositeur éclatant et pourtant Jean Echenoz nous en donne une idée, quoique romancée, un peu plus éclairante. Montée magnifiquement par Anne-Marie Lazarini, cette pièce est une véritable délectation pour les yeux et les oreilles. Une délection pour les yeux parce que la mise en scène et les décors de François Cabanat nous plongent dans une douce ambiance monochrome d’un bleu, quasiment indéfinissable, emplie de sobriété, d’efficacité et d’élégance à l’instar des années 30: dans un coin de la scène, une atmosphère de croisière suggérée par un bateau en minuscule, un bastingage, … ; ici, la statue de la Liberté (Ravel est attendu à New-York); là, une malle et des costumes évocateurs jusqu’aux moindres détails; ailleurs, un piano lui aussi tout de bleu revêtu,… Une délectation pour les oreilles parce qu’il s’agit d’une belle écriture sobre et ciselée, d’un texte aux lignes pures mis en lumière par des comédiens de talent: Michel Ouimet, remarquable dans le rôle de Ravel, Marc Schapira très présent et la jolie narratrice Coco Felgeirolles. Un moment de grâce au théâtre où tout concourt à donner un sens à ce que doit être le théâtre, un mélange des genres - selon moi et surtout, selon la brillante Anne-Marie Lazarini qui le prouve tout au long de son travail depuis 2005 -. La musique, interprétée au piano avec maestria par Andy Emler, grand amateur de Fauré, Debussy et, bien évidemment de Ravel, accompagne le texte par petites touches… Des extraits de la «Sonate pour violon et piano » et du «Concerto pour la main gauche » de Ravel ; quelques notes de «The man I love » de Gershwin,…., et des morceaux composés par Andy Emler lui-même. A souligner un Michel Ouimet qui, donnant toute sa mesure, nous ravit en chantant a capella ces mots extraits de « L’Enfant et les Sortilèges » de Maurice Ravel, sur un livret de la « Grande » Colette: « Tu ne m’as laissé, comme rayon de lune, qu'un cheveu d'or sur mon épaule, un cheveu d'or et les débris d'un rêve"…

Allez à la découverte des dix dernières années de la vie de ce compositeur, dandy tourmenté, opaque, inattendu, en perdition…qui nous fait toujours rêver à l’écoute de ses œuvres magistrales dont «Le Boléro» que lui-même considérait comme « n’ayant pas de forme à proprement parler, pas de développement ni de modulation, juste du rythme et de l’arrangement » sic. et pourtant immortalisé notamment par le célèbre chorégraphe Maurice Béjart. Ce Boléro dont on aurait aimé, au cours de ce spectacle, s’ennivrer de quelques mouvements de plus, de quelques notes de plus... Cependant, ce bémol étant un peu insignifiant, courez voir cette pièce avant qu’il ne soit trop tard ! *

Théâtre Artistic Athevains, 45 rue Richard Lenoir 75011 Paris, tél : 01 43 56 38 32, jusqu’au 5 mai 2013

 

Lydie-Léa Chaize, journaliste