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Exposition d'Art Contemporain à Saint-Cloud *

De Marie Bonaparte à… Jef Aérosol.

Gageons que les clodoaldiens apprécieront ce grand écart ! Pourquoi pas ? Puisqu’il s’agit là d’un artiste de talent qui nous indique le chemin de l’Amour ...

A l’évidence, source d’inspiration pour l’artiste sa Tour de Babel est là, imposante dans la rotonde du musée, délivrant le message « librement interprêté » de la Genèse : « Allons, bâtissons-nous une ville et une tour, dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute le terre ». Rêve fou, puisque que Dieu aurait détruit cette prétention de l’homme à vouloir pénétrer les cieux ! Cette exposition, mise en scène par Jef Aérosol, lui-même, témoigne d’une maîtrise totale de son art. Spécialiste du pochoir, Jef Aérosol est l’un des chefs de file du « Street Art ». Ses premiers pochoirs ont été réalisés en 1982 dans les rues de Tours. « Ma pratique du pochoir est à l’origine de multiples rencontres, y compris la rencontre avec moi-même jusqu’à dire qu’elle a donné un sens à ma vie ».sic Tout étant lié, nous sommes, tous ensemble, engagés dans cette vie terrestre et Jef Aérosol privilégie l’être humain à l’objet. Qui s’en plaindrait dans une société où l’individualisme a pris le pas sur l’Amour de l’Autre… Dans l’une des salles, originalement tapissée de cartons servant de support à la palette créative de l’artiste, nous sommes face à eux, ces gens « de la jungle urbaine » qui jalonnent parfois notre propre vie. La grande salle du musée rend hommage à une foultitude d’artistes qui ont inspiré Jef A. : de Gainsbourg, à Bob Dylan, Jim Morrison, Rimbaud, Francis Bacon,…en passant par Basquiat, ce génie trop tôt disparu !... A l’évidence Jef Aérosol est un artiste complet puisque, également musicien, il a appartenu à des groupes de rock et de folk. La richesse et la qualité de cette exposition nous transportent au-delà de nous-même. Poétiques et humanistes, rien d’étonnant à ce que ces œuvres soient exposées à travers le monde.

 

De nombreuses animations culturelles autour de cette exposition sont proposées gratuitement. Consulter le site internet : www.musee-saintcloud.fr *

 

Musée des Avelines 60 rue gounod 92210 Saint-Cloud : 01 46 02 67 18. Jusqu’au 30 avril 2011 certes, mais hâtez-vous, le temps passe si vite !...  

 

Lydie-Léa Chaize, journaliste

Théâtre : le Crépuscule du Che

Une joute oratoire et une dialectique de choc entre deux comédiens magnifiques, Olivier Sitruk et Jacques Frantz ! Un décor sobrement suggestif, entre ombre et lumière, à l’image de l’homme le Che, que l’auteur de la pièce José Pablo Feinmann tente d’appréhender…

Le dimanche 8 octobre 1967, dans la petite école du village de La Higuera, province de Chuquisaca en Bolivie, le Che vit ses dernières heures puisqu’il va être exécuté. Nous savons que l’icône de la Révolution, Ernesto Rafael Guevara de la Serna y a été assassiné, sans autre forme de procès, par la dictature bolivienne et la CIA. Des pages et des pages ont été noircies sur la vie du Che mais de ses derniers instants, on ne sait rien ou presque rien. José Pablo Feinmann, écrivain argentin engagé tente d’éclaircir le mystère du crépuscule du héros, dans un dialogue sans concession entre le Che et un personnage, jouant tour à tour le rôle du journaliste/enquêteur et de Fidel Castro. Le journaliste Jacques Frantz, belle voix totalement adaptée, accuse ! Oui, le Che a constitué des tribunaux révolutionnaires et fait exécuter les collaborateurs de Bastita. Oui, le Che n’est pas le Christ révolutionnaire ; il a du sang sur les mains. Cependant, la répartie du Che, incarné par un Olivier Sitruk admirable de beauté, de fragilité et de conviction, a son poids : les hommes qu’il a fait exécuter étaient des tortionnaires n’hésitant pas à supprimer des femmes et des enfants. Aurait-il fallu laisser vivre ces tortionnaires qui essayaient de reprendre le pouvoir par la terreur et le crime ? Ne fallait-il pas protéger la Révolution ? Et, de citer Hegel : « L’Histoire ne se fait pas sans violence. ». Peut-on mettre sur le même pied d’égalité un peuple qui se défend et des privilégiés égoïstes qui pillent les richesses d’un pays, affament et exploitent ceux qu’ils ont transformés en esclave ? Où est l’agression ? Chez ceux qui tentent de se défendre et de se libérer ou bien chez ceux qui ravagent le corps des autres en les usant, les affamant et les supprimant lorsqu’ils sont devenus inutiles à la production ? Tenter de tuer en l’homme tout ce qui touche à sa dignité et à son humanité, n’y a-t-il pas là, violence toute aussi grande que celle d’ôter une existence ? « Un colonisé qui tue un colonisateur, est un colonisé qui se libère ! » disait Sartre.

La mise en scène de Gérard Gelas et l’adaptation de Marion Loran nous donnent à voir du théâtre intelligent, susceptible de nous plonger dans une véritable réflexion sur la réalité et l’utilité de la Révolution qui, à l’évidence, ne peut être réduite au marxisme… Du bon théâtre comme on aimerait en voir plus souvent, des comédiens remarquables et un texte d’une grande qualité littéraire, plus que jamais éclairant dans nos sociétés en perdition… A ne pas manquer ! *

 

Le Petit Montparnasse, 31 rue de la gaîté 75014 Paris.Tél : 01 43 22 77 74. 

 

Lydie-Léa Chaize, journaliste

Joe Allen

Ce restaurant tex-mex est une vieille institution du centre de Paris.

Il est connu pour ses brunchs du dimanche où l’on vient en famille ou entre amis

De midi à 16 heures, on voit circuler d’énormes assiettes d’œufs, qui se disent : Royal, Benedict, Texas…. Il y en a une longue liste qui bénéficie de tous les accompagnements imaginables.

Avec un jus de fuit frais et une boisson, on s’en sort entre 20 et 22 Euros.

L’ambiance est relaxe et dominicale.

Mais, Joe Allen est ouvert du lundi au samedi matin et soir avec une carte beaucoup plus complète, très sympathique.

Fin novembre, c’est le rendez-vous des américains nostalgiques de Thanks Giving… il faut retenir et aimer le Pumkin Pie !

Un restaurant américain, où on a vu de belles soirées organisées à l’occasion des élections américaines.

Cette maison là n’est certes pas la dernière née de la capitale. Joe Allen s’était installé dans le quartier des halles alors que le Forum n’était encore qu’à l’état de maquette…


  http://www.joeallenparis.com/joeallenparis.com/Home_Fr.html'>JOE

30,  rue Pierre Lescot 75001 Tel 01 42 36 70 13                    

 

Lydie-Léa Chaize, journaliste