Exposition Marie Bonaparte

Cette exposition révèle une femme d’exception, cultivée, raffinée et altruïste. Elle était l’arrière petite nièce de l’Empereur, Napoléon 1er.

Lydie Léa Chaize

Saviez-vous qu’elle fut l’élève et l’amie de Sigmund Freud et l’une des fondatrices de la Société Psychanalytique de Paris ?

Femme d’engagement, elle a réussi en 1938 à faire émigrer Freud et sa famille à Londres ; cependant, plus tard en 1960, malgré son combat contre la peine de mort, elle n’a pu sauver de la chambre à gaz Caryl Chessman, surnommé « Le bandit à la lumière rouge ». Femme de culture, elle a écrit de nombreux ouvrages et ses échanges épistolaires, notamment avec Cocteau, Stefan Sweig, Sigmund Freud, … témoignent dans cette exposition de ses nombreux engagements dont un rôle important dans le mécénat scientifique. Sont exposés des objets et des effets personnels : agenda, éventails, broches, costumes ainsi que sa somptueuse mais sobre, robe de mariée ; ainsi que de nombreuses oeuvres : gravures, photos, paysagesd’aquarelles, portraits d’elle-même, de sa famille, de ses amis… Marie Bonaparte est née à Saint-Cloud, y a vécu jusqu’à sa mort en 1962. Elle a été le lien entre toutes les cours européennes, notamment grâce à son mariage avec le prince Georges de Grèce et du Danemark, second fils du roi Georges 1er. Bon nombre de « grands » de ce monde ont été reçus dans sa propriété, dont le jeune Prince Philip qui épousera celle qui deviendra plus tard, la reine Elizabeth d’Angleterre. Très attachée à sa demeure dominant Paris, cette princesse élégante et cultivée a écrit dans un livre de contes « Le printemps sur mon jardin » : « J’aime le sol des sous bois où demeure tout l’hiver la jonchée brune des feuilles d’automne ». Et, par ailleurs : « J’aime trop la terre et sa beauté pour aspirer à m’envoler vers les froids espaces cosmiques des paradis célestes. C’est ici bas que je veux vivre et survivre ». On la peut la comprendre, quand on constate encore de nos jours un certain Art de Vivre à Saint-Cloud ; cette ville qui vient de se voir décerner le prix des Rubans du Patrimoine, notamment pour la réhabilitation récente de son Musée d’Art et d’Histoire, le Musée des Avelines.

Belle réussite ! Bravo à toute l’équipe et à la Directrice du Musée et Commissaire de l’exposition pour cette magnifique réalisation que je vous invite à ne pas rater.

En somme, avec Marie Bonaparte, c’est déjà la fin d’une époque…

* 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud, 01 46 02 67 18

Entrée libre

Jusqu’au 12 décembre 2010

Musée de Saint-Cloud  

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