« Face de cuillère » de Lee Hall *

Quel titre étrange !                                                                                                    
laetitia-poulalion-2014En français, cette expression pourrait faire penser à tronche de cake !…Et  pourtant, rien de commun entre cette expression triviale et le nom donné à cette enfant singulière qu’on appelle « Face de cuillère », « parce qu’elle a une tête toute ronde, comme lorsqu’on regarde son reflet sur le dos d’une cuillère ». dixit, le synopsis de l’histoire.
Comme elle est belle et étonnante cette enfant malade qui rêve et nous emporte, à son rythme, dans son tourbillon de mots !… Comme elle est belle, touchante, lumineuse et talentueuse l’interprète Laetitia Poulalion ! L’enfant et la comédienne se confondant dans un texte extraordinairement empreint d’une beauté poétique où la sensibilité devient quasi mystique. Dans ce spectacle-là, tout concourt
 à nous élever au-delà de tout préjugé, de tout a priori. La belle traduction de Fabrice Mecquois et la mise  en scène de Alain Batis qui nous offre un plateau d’un blanc immaculé fait d’un papier-chiffon  prenant, tour à tour, la forme d’un papillon, d’une figure enfantine ou d’un ange qui s’envole vers  les cieux…

Ici, tout n’est que virginalité, dans une dimension exceptionnelle d’un texte accompagné de la voix éternelle de Maria Callas et du jeu de la comédienne subtilement habitée.
Un moment de grâce,  un spectacle émouvant, loin de toute sensiblerie.      
A ne pas rater.
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* Théâtre « Le Grand Pavois », 13 rue de la Bouquerie, Avignon.
   Réservations :  06 65 61 11 74                                                        
   www.facebook.com / LaMandarineblanche.
 
  Jusqu’au 27 juillet 2014 à 15 h 40.
 
                                                                            Lydie-Léa Chaize, journaliste     

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