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yanowski 2014Un nom à retenir !

Il arrive en redingote grise, stylisée, modernisée et s’empare immédiatement de la scène. Tour à tour, dans une ambiance de tavernes et de cabarets enfumés, s’impose par sa présence, par sa gestuelle élégante et tel un hidalgo il évolue, planté là inexorablement, à la manière d’un danseur argentin,  ou bien  à la fois léger et souple sur des pas de danse,  à l’instar d’un danseur classique… Il nous emporte dans un tourbillon frénétique riche de MOTS et de MAUX. Tour à tour, dans la violence, la dérision, le fantasme, la fantasmagorie, la solitude et l’amour, il déroule comme sur un tapis rouge, ses textes – moments de vie, histoires abracadabrantes – d’une étonnante beauté, soutenus par une musique inspirée.

Des MOTS qui claquent et qui résonnent en nous, parce qu’ils ont du sens.
Sur un air de tango :
«  A l’heure où la lune indigo
Pleure sa lassitude sur les dalles…
…Il y a ceux qui se damnent
Dans le ventre des femmes
Qui se consolent de leur nuit
Dans les rondes maudites
D’une passe interdite ».

Et, sur une valse :
« Miroir mon bon miroir dit qui est la plus belle
L’étoile qui descend ou la Mort qui ruisselle » ?…

Des MAUX qui touchent à nos propres  réflexions philosophiques sur notre condition d’Hommes.
«  C’est fragile la vie d’un homme
Ça ne tient qu’à un rien
Ça ne tient qu’à l’amour …
 …C’est fragile la vie d’un homme
 Ça s’accroche à un rien
Ça s’accroche à l’azur
 Mais se brise pour rien
 Pour un caillou d’amour ».

Yanowski, interprète, auteur et compositeur est magnifiquement accompagné par 2 virtuoses: Cyril Garac premier Prix de violon et musique de Chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Et, l’argentin Gustavo Beytelmann au piano,  à la carrière internationale. En 1977,  il a été à l’Olympia l’accompagnateur de Astor Piazolla. Aujourd’hui, il est l’arrangeur pour piano et violon de ce spectacle.
La voix profonde et sans égal  – au registre très étendu – nous émeut et nous bouleverse parce qu’on ne peut s’empêcher d’y voir un Jacques Brel, un Serge Reggiani voire un Montand… Doté d’un « bagage »  littéraire et philosophique, après des expériences multiples à travers ses voyages et, notamment « un voyage psycho-magique dans les montagnes du Mexique » sic, Yanowski  a plus d’une corde à son arc: musicien, chanteur, comédien terriblement théâtral,  il n’en finira pas de nous étonner, tant son imaginaire est saisissant. Après quelques années passées en duo avec Fred Parker, il entame une carrière de « solo » et nous présente un spectacle jubilatoire et poétique, nous transportant bien au-delà des mots.
C’était un 29 janvier  2014 sur la scène de la Salle Gaveau à Paris, magnifique salle du début du xxème siècle, dont l’architecture et l’espace conviennent à merveille
à cet élégant surdoué…

Nul doute que cet artiste n’est qu’à l’aune du firmament.
Un artiste d’exception, vous dis-je !
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* spectacle  « La Passe Interdite », en tournée :
— > 14/02/2014……………………………Théâtre de la Ville à Beaune (21)
— > 15/02 ……………………………… Les Bains Douches à Lignières (18)
— > 21 /0…………………………………….Espace Culturel à Vendenheim (67)
— >  07/ 03……..Scène Jean Roger Caussimon àTremblay-en-France (93)
—> 18/03………………………………….…. Domaine d’O à Montpellier (34)                                              
                                                 
                                                                                                        Janvier 2014
                                          
                                                                                             Lydie-Léa Chaize

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